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Manifestation Correspondances impertinentes

Rencontres-lectures-spectacles-courts métrages
autour de l’impertinence et de la liberté d’expression
le mercredi 13 octobre à la Fabrique-Université Toulouse le Mirail (gratuit)

Décalés, voire carrément provocateurs dans leur domaine d’écriture (littéraire, journalistique, cinématographique, chorégraphique…), nos invités ne manqueront pas d’aiguiser votre esprit critique et de convoquer votre sens de l’humour et de la dérision:
Pascal Fioretto, Julien Prévieux, Jérôme Bourreau-Guggenheim, Julien Roumette, Brice Torrecillas, Nathalie Vinot, les comédiens du Phun, les habitants du Grand Toulouse ayant participé aux ateliers d’écriture, la compagnie P2BYM…

A 16h30 et 20h30: les lettres impertinentes que vous avez pu découvrir sur ce blog seront mises en voies par des comédiens de la cie Le Phun.

> le programme complet de la journée

Toutes les informations: http://www.boutiquedecriture.com/

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Concours d’écriture et d’art postal

Une jolie manière de poursuivre l’aventure pour celles et ceux que cela tente !

L’objet de ce concours est la réalisation d’une enveloppe décorée selon les principes de l’art postal, accompagnée d’une lettre courte, sur le thème suivant : La Mer.

Le règlement et les conditions de participation, c’est ici.

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Vacances à Turin

Texte de Christine Verdié. (Faire coulisser la barre grise ci-dessous pour voir l’objet en entier…)

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Nouvelles épistolaires : Un blog trop vert

Par Désiré BRODFLEC

Mail 1 du maire aux administrés

 Mes chers administrés,

Voilà déjà soixante-quinze ans que j’ai l’honneur et l’humble privilège de diriger notre commune si fleurie et sécurisée. La gestion irréprochable du budget municipal, rendue possible grâce au professionnalisme et à la disponibilité de notre jeune et pétillante secrétaire Clothilde, présente pour l’exercice 2009 un excédent de 448 euros.

J’ai pensé, avec l’accord du conseil municipal, que nous pourrions utiliser cette manne financière pour rendre hommage à une personnalité marquante de votre commune. Qui d’autre que moi, et je dis cela en toute humilité, serait à même de connaître les grands hommes de Casteljalac sur Gistou ?
J’ai entamé une longue et laborieuse, mais ô combien intéressante, revue historique de notre commune. J’aurai pu honorer Berthe Tourbignou, qui vous le savez, chassa avec courage les seigneurs à coups de fourches, mais vous m’auriez reproché d’être ancré dans le passé.
J’avais pensé ensuite à Christophe Jeanlin, célèbre inventeur de la binette rotative manuelle, mais la réussite de son entreprise l’a conduit à s’expatrier aux Seychelles, ce que vous ne lui avez jamais pardonné.

Finalement, une personnalité semble se détacher de par son engagement, sa fidélité et son dévouement, une personne qui a permis à notre commune de se projeter dans l’avenir tout en maintenant les traditions si chères aux casteljaliens et aux casteljaliennes. Ce grand homme, vous l’aurez sans doute deviné, n’est autre que votre humble et simple maire.

Alors, quel projet pour me rendre hommage ? Vous le savez, j’ai toujours œuvré pour que Casteljalac sur Gistou soit à la pointe du progrès. Mon idée, lumineuse je le crois vraiment, serait de créer un site internet sur le plus ancien maire de France, et peut être du Monde.

J’en appelle à vous, mes chers administrés, car je sais aussi déléguer, et je vous demande de proposer à vos proches l’étude de faisabilité de ce projet, car comme le dit si bien la devise de notre commune : « entre nous, nous sommes encore mieux ! ».

Dans l’attente de vous lire,

Votre dévoué

Francis Grosjean

 …/…

 

Mail 2 de Clément Chourac au maire

 Monsieur le maire,

Veuillez trouver en pièce jointe ma proposition répondant à votre appel d’offre concernant l’élaboration du site internet sur le maire le plus ancien du monde.

Cordialement,

Clément Chourac

 

Très chère Clotilde,

Ma culasse. Mes bras connaissent tes soufflets de cardan, la nuit… Mon piston lubrifié est impatient de parcourir ta chemise, à n’en pas douter une grosse cylindré. Au plaisir de te limer, à la lueur d’une bougie, je me lasse du manque de ton huile, tu es mon essence… extraordinaire.

Ma bielle, nous allons enfin pouvoir nous faire un roadmovie en entier, un easy rider de première, à la vitesse grand V… c’est dans la boite. Pendant que tu alèseras mon piston, je règlerai ton injecteur : c’est bon pour les vibrations de notre quatre temps. Et oui, je suis un mec à nique. Un peu lourd, certes, mais intarissable car… brûlant, bien calé au creux de ton embrayage.

Clément, ton arbre à came.

PS : Ô toi, demain je viendrai t’épingler sur le bureau, et notre étreinte sera sismique… la mairie s’effondrera, je continuerai à te pilonner sous des tonnes de papier… jusqu’au nirvana.

…/… 

Mail 3 de Clément Chourac au maire

 Monsieur le maire,

Ce message annule le précédent.

Veuillez trouver en pièce jointe ma proposition révisée, répondant à votre appel d’offre concernant l’élaboration du site internet sur le maire le plus ancien du monde.

Cordialement,

Clément Chourac

 

Clément CHOURAC
La Tour Centrale
31370 CASTELJALAC SUR GISTOU

 OBJET : candidature au projet de site internet sur le plus ancien maire du monde.

Monsieur le maire,

Je bosse dans l’informatique, j’ai créé ma start-up sur les sites web, et je suis un grand acteur dans le développement du noyau Linux. Je kiffe grave votre projet de site internet. Vous n’êtes pas un boulet, mais un super admin, et j’ai bien capté votre quête de reconnaissance. Adepte du screen max et overlooker fou, avec mon oc j’ai ouned tous les winners. Je suis votre modo, votre champion du TT, prêt à stopper toute tentative de trolls ou newbies. Mais si je read the fucking manuel, 448 euros, ça va pas le faire. Et ouais, pas de quoi l’héberger votre site, c’est comme une maison qui ne trouverait pas de terrain.

Je vous propose de créer un blog naturel.

Ce concept magique consisterait à utiliser la forêt domaniale de Casteljalac pour construire un véritable réseau de communication powa, semblable à un forum, mais qui lui n’aurait rien de virtuel. Débroussailler quelques sentiers, positionner les abris à messages en plexi, avec votre nom et votre photo sur des troncs bien choisis et vos administrés pourront surfer à leur guise sur le Blog Grosjean.

Je suis prêt à vous donner davantage d’informations lors d’un entretien.

Et que ça roxx !

Clément Chourac

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 Mail 4 de l’instituteur au maire

 Monsieur le maire,

Je tiens tout particulièrement à vous féliciter pour la création du Blog Naturel.

Je n’ai pas été souvent d’accord avec vos choix politiques, et je vous ai souvent reproché de réfléchir aux suffrages plutôt qu’à l’éthique. A ce propos, comme le disais si justement le Dalaï Lama, je cite « lorsque nos intentions sont égoïstes, le fait que nos actes puissent paraître bons ne garantit pas qu’ils soient positifs ou éthiques. »

Je trouve personnellement très intéressant de pouvoir échanger avec les usagers du Blog sur des sujets riches et variés, certains anonymes et d’autres non. J’ai pu réviser mes préjugés sur certaines personnes, m’ouvrir, découvrir des qualités critiques, créatives ou littéraires insoupçonnées. Claude Frisoni ne me contredira pas en écrivant que « les grands hommes sont soucieux d’éthique, les petits d’étiquettes. »

J’ai ensuite pu constater les effets auprès des enfants de l’école. Ils sont d’abord moins agressifs, ce qu’ils expliquent par un climat moins violent à la maison, leurs parents préparant leurs messages plutôt que de s’injurier. Ils ne disent plus, à tour de bras « vas te faire enculer sale fils de pute ! ».

Et puis mes élèves ont fait dans l’ensemble de gros progrès en lecture et écriture, et sont beaucoup mieux informés des actualités régionales ; il semblerait qu’ils aiment passer la majeure partie de leur temps libre sur le blog. Et pourtant, ils ne connaissent pas encore Baruch Spinoza qui pensait que « le désir qui naît de la joie est plus fort que le désir qui naît de la tristesse. »

Non, vraiment, je ne vois pas de faille dans cette entreprise, chapeau bas monsieur le maire, et veuillez croire à mes sincères félicitations.

 …/…

 Mail 5 du président du club de foot au maire

Je vous écris pour vous alerter sur des choses pas très très normales que j’ai pu voir sur le terrain et dans les vestiaires.

Bon, je dirai pour commencer que le bilan sportif est catastrophique. Depuis 3 mois, date justement de votre nouveau bog : 12 défaites en 12 matchs, coupe et championnat confondus, aussi bien à l’extérieur qu’à la maison. Et puis quand je dis défaites, je suis gentil, ce sont de vraies branlées, mes garçons encaissent la bagatelle de 14 buts par match, sans être capables d’en planter un seul.

Quant à la tactique bien huilée de prendre les matchs comme ils viennent, les uns après les autres, elle n’est plus du tout efficace.

Et je ne vous parle pas de l’attitude des joueurs sur la pelouse, aucune agressivité, aucune hargne, ils trottinent, offrent sur un plateau le ballon à l’adversaire, une vraie ramassée de tafioles qui préfèrent cueillir des marguerites plutôt que d’aller au contact.

Je ne veux pas vendre l’ours avant sa peau, mais à ce train là, c’est tout le club qui part en sucette, on va finir en 4ème division district, la honte pour l’Olympic Casteljalien. Je vous aurai prévenu.

…/…

 Mail 6 du président de la fédération départementale de chasse au maire

 Monsieur le maire,

Je tiens à vous informer des désagréments causés par votre bogue naturelle.

Premièrement, les adhérents de l’association de chasse de la commune de Casteljalac sur Gistou ne chassent plus. D’après les dires de leur président, les membres auraient troqué leurs fusils pour la plume, celle pour écrire, et ils demandent le remboursement de leurs timbres. Pourtant, monsieur le maire, comme dirait l’autre, un chasseur sachant chasser chasse, ça coule de source. En plus, comme l’herbe est plus verte dans le pré du voisin, les rares spécimens qui chassent encore rejoignent les associations voisines. En 83 ans d’activité, je n’ai jamais vu cela.

Deuxièmement, votre commune avait obtenu 12 colliers pour cette année, et souvenez-vous que je m’étais investi personnellement, ce qui m’avait valu une belle remontée de bretelles aux assises de la Fédé Régionale. De quoi j’ai l’air aujourd’hui alors qu’ils n’ont pas tiré un seul cochon ?

Troisièmement, comme il y a interdiction de chasse sur tout le territoire de la forêt domaniale, les animaux se réfugient dans ce périmètre, et j’ai vos 5 communes limitrophes qui me tarabustent chaque jour que Dieu fait.

Enfin, je voudrais vous parler du jeune Chourac, vous ne vous souvenez plus de son pédigrée. Son père n’est pas de la région, il a débarqué en 70, en militant farouchement contre la chasse. Et attention, les bécasses ne font pas des grives. Mais rira bien qui rira le dernier, ce petit parisien a besoin d’une bonne leçon.

Monsieur le maire, votre bogue naturelle s’adresse à des poètes, elle met en danger nos traditions et l’harmonie de notre pays de cocagne. Les élus ne sont pas contents et la révolte gronde. Je compte sur votre expérience politique et votre bon sens pour mettre fin à ce fiasco. Un homme averti en vaut deux.

…/…

 Mail 7 du maire aux administrés

Mes chers administrés,

Vous n’ignorez pas les évènements houleux qui ont agité la forêt domaniale de Casteljalac sur Gistou.

Vous le savez, je ne soutenais pas ce projet de blog naturel, porté par l’instituteur et quelques élus de l’opposition. Je regrette profondément et je condamne vivement les actes de vandalisme, mais je reconnais en même temps qu’ils étaient peut-être nécessaires afin de rétablir la sécurité, la tranquillité et le respect des traditions.

La destruction des abris à messages et des panneaux présentant mon histoire et mon œuvre politique aura un coût important pour la municipalité. Même s’il a peu de chances d’aboutir, sachez que j’ai présenté un dossier de catastrophe humaine auprès du Conseil Général. J’ai aussi le regret de vous annoncer l’augmentation des impôts fonciers afin de sortir notre commune d’une situation économique délicate.

Chers concitoyens, je serai digne de votre confiance pour traverser cette crise, qui aura eu l’avantage de replacer les vraies valeurs au centre de notre vie quotidienne. Je me sens plus engagé que jamais pour redresser la situation de notre commune tant aimée.

Et je profite de cette lettre pour vous annoncer publiquement ma candidature aux élections municipales du mois de septembre.

De grâce, que quelqu’un décroche Clément Chourac de son arbre, cela fait des semaines que je vous le demande.

 Francis Grosjean

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Nouvelle épistolaire : RUPTURE

Par Yvette

1ère lettre.

MON CHER AMOUR, je continue de t’appeler ainsi.

 Ai-je commis une ou des erreurs que j’aurai dû éviter ?

Comment pourrai-je m’atteler à cette lourde tâche qui est de te reconquérir si tu ne m’aides pas ! !

Je sais, je sais que je manque parfois, peut-être souvent d’humour ! Je ne ris pas à gorge déployée aux histoires de ton ami Grégoire, mais au fait n’est-il seulement que ton ami ?

Il faut sans faute se voir, sinon je frise la folie ! !

Ton irrécupérable AMOUREUX TRANSI.

…/…

2ème lettre :  Réponse.

A CELUI QUI A ETE.

Je me décide enfin à te répondre. Oui, tu as fais beaucoup d’erreurs, la liste serait trop longue et ennuyeuse.

Quand je pense que je t’ai appelé « mon cher amour » et, qu’il n’y a eu a l’usage, ni de CHER ni d’AMOUR ! La musique était pleine de fausses notes.

C’est curieux comme les années passant, le chant irrévérencieux des illusions terrestres nous abandonne. Hélas, tu m’as délogée du Paradis.Tes paroles pourraient me toucher, mais je ne me risquerai plus sur l’autoroute de la déception.

Celle qui a eu tort de t’aimer.

…/…

3ème lettre

A CELLE QUI M’EST TOUJOURS CHERE.

Je sais, je sais, tu attendais quelqu’un au dessus du lot ! ! Comment devenir une vedette ? Je ne suis pas un phénomène de foire.

Je te promets, si tu acceptes de m’aimer à nouveau, sans devenir JAMES BOND ou ZORRO, de faire des merveilles. Tu souris ? Tu n’y crois pas ? Accepte le défi.

Celui qui t’aime encore.

…/…

4ème et dernière lettre

 THEODORE

Lis cette lettre, ce sera la dernière, la parenthèse est terminée. Hélas le désert est plus dur que tu ne pensais.

Prends-tu quelquefois l’avenue des arbres tronqués ? Tu ne peux pas t’y perdre, elle te ressemble. L’amour est-il conjugué à l’Imparfait ! ! Impossible de trouver en recherche simple, ni en requête complexe un motif à t’aimer de nouveau.

Ton souvenir s’est effacé peu à peu, puis comme un éternuement il est sortit tout à fait.

ADIEU.

Yvette T.

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Nouvelle épistolaire : Sans titre

Par Emmanuel SCHEFFER

 

Samedi 4 juillet – 20H33

Mieux que sur les photos ! La villa est superbe. L’agence n’avait pas menti. Toi non plus d’ailleurs. Internet, télé écran plat, cuisine avec plaques à induction (vivement que tu arrives pour que cela fonctionne), barbecue, jacuzzi, sauna… Tout y est. Dès qu’il ne pleut plus je saute dans la piscine.

Par contre pas de réseau téléphonique, ni de ligne fixe.

Tu m’avais dit qu’il y avait de quoi manger dans la caisse bleue. Mais dedans il n’y avait que des bouquins de grand-mère et une gamelle pour chien. Comprends pas trop. Putain, il ne pleut plus ! Je vais faire un plouf

Vivement que tu arrives

Je t’embrasse

Kevin

Samedi 4 juil – 23H45

Je suis rentrée tard de ma réunion. Ravie que la location te plaise. Pas grave pour le réseau. On reste en contact par mail. Cela te fera pas de mal d’écrire un peu. Tu ne réfléchis pas quand tu parles. Et si tu trouves les plaques à induction si belles, utilise-les. Si toutefois tu as faim. Le mode d’emploi est dans le classeur… mode d’emploi. Pour la caisse, j’ai dû me tromper. Je t’avais bien dit ne pas acheter des caisses de même couleur.

A demain par mail

Dimanche 5 juillet – 1H30

Je me suis fait des pâtes. Mais je ne savais pas s’il fallait les mettre quand l’eau boue ou dans l’eau froide. J’ai essayé les deux solutions. Les deux étaient dégueulasses. Du coup, je ne sais toujours pas comment il faut faire. Ramène de quoi boire. Il n’y a rien ici.

K.

Dimanche 5 juillet – 14H

Tu ne réponds pas. Pourquoi

K.

Dimanche 5 juillet -14H05

Que veux-tu que je réponde à « Je me suis fait des pâtes. Ramène de quoi boire. Il n’y a rien ici ».

Prends ta caisse, celle qui roule. Et moi qui croyais qu’écrire te rendrait plus intelligent. Tu comprends étrangement l’expression « écrire avec son ventre ».

Dimanche 5 juillet -18H04

« Prends ta caisse » !!! Mais les magasins sont fermés le dimanche

K

Dimanche 5 juillet – 21H38

Moi aussi.

Dimanche 5 juillet -22H35

Tu peux me faire une liste des courses ? J’ai pas trop l’habitude.

K

Lundi 6 juillet – 11 H

Je viens de me lever. J’ai mal dosé le café, il est imbuvable. Je vais m’en jeter un au bar du village, mais tu ne m’as toujours pas filé la liste. Je veux bien faire des efforts, mais quand même, tu pourrais toi aussi en faire. Je t’appelle de là-bas, sinon rendez-vous sur skype pour se parler ce soir après le match de foot.

K.

Lundi 6 juillet – 14H30

Pas fait les courses, je ne savais pas quoi acheter. Merde tu sais bien que je ne sais pas cuisiner. Tu le sais bien, ça fait 15 ans qu’on vit ensemble. Je suis allé chez le traiteur. Putain c’est cher. Il me restait tout juste assez de fric pour ma bouteille de whisky. Du whisky de merde. Plus besoin d’une liste, tu fais les courses avant d’arriver et tu prends mon whisky. C’est le plus simple. Ne t’inquiète pas, je retournerai chez le traiteur en attendant que tu débarques.

K.

Lundi 7 juillet – 19H43

C’est toi qui débarques là ! Je suis débordée de boulot, toi tu es en vacances et tu me demandes de faire les courses ! Et en attendant que bobonne arrive, monsieur va chez le traiteur. Je sais pertinemment que tu ne sais pas cuisiner. Cela fait 15 ans que je te demande patiemment de mettre la main à la pâte. Cela fait 15 ans que tu la mets ailleurs. Cela fait 15 ans que je prépare le repas 2 fois par jour. Soit 10 950 putain de repas ! Tu vois, j’en ai quelques-un d’avance. Alors, mon coco, oser me demander de faire les courses avant de venir, ça me fait un peu sortir de mes gongs.

Demande un forfait chez le traiteur parce que je suis coincé par le boulot au moins 4 jours encore. Pas de skype après le foot. Je me couche tôt. Je prends l’Eurostar aux aurores.

A demain.

Lundi 7 juillet -23H15

Faut pas t’énerver comme ça . Je ne t’ai jamais fait de reproche sur la qualité de tes repas ! Je ne suis pas comme Patou qui critique sans arrêt ce que lui prépare sa femme. C’est pas abuser de demander un peu plus de viande de temps en temps. C’est tout. Tu passes tous les jours devant le boucher. A croire que tu le fais exprès pour m’emmerder. Après tout t’as raison, écrire ça fait prendre du recul. Je me demande si tu ne le fais vraiment pas exprès de ne pas t’arrêter chez le boucher. Je compte bien que l’on se parle droit dans les yeux.

Bon je mets ta crise sur le compte de ta surcharge de boulot. Merde 4 jours quand même. Remarque, je peux regarder la coupe du monde tranquille. Ça jette sur grand écran ! On en achètera un à la rentrée. On se skype quand tu rentres de Londres.

K.

Mardi 8 juillet – 23H45

Pfff t’es pas sur skype. Tu pourrais faire signe. J’espère que t’es pas coincée dans le tunnel. Je suis emmerdé avec le linge. J’ai tâché tous mes tee-shirts en faisant réchauffer à la poêle les plats du traiteur et en buvant de la bière devant le foot. Faut faire une machine mais le bouton qui tourne, il est pas du même côté que celui de ta machine. En fait y a même pas de bouton qui tourne. Et dans le classeur mode d’emploi, la notice est en anglais. Déjà qu’en français, c’est pas évident, alors là … Je vais t’attendre, ça vaut mieux. Tu vois bien que j’ai raison quand je te dis que tu es indispensable et que tu es meilleure que moi pour tenir une maison. T’imagines si c’était moi qui m’occupait de tout ça ! Le bordel que ça serait. Bon je te laisse, je suis cassé. Entre le soleil, la piscine et les 2 matchs, j’ai les yeux explosés.

Bises

K.

Mercredi 9 juillet – 7H32

Je te confirme que je ne serai pas là avant samedi

Je te confirme que tu peux regarder le foot tranquillement sans moi

Je te confirme que je me suis trompé : écrire ne te rend pas plus intelligent

Mercredi 10 juillet – 10H34

Eh bien, je te confirme que j’ai bien reçu ton mail et je te confirme que tu es à bout. Vivement que tu viennes te reposer ici. Je te confirme que tu es vraiment indispensable. J’ai encore chié le café. La merde, c’est que le traiteur est parti en vacances. Je suis obligé de faire les courses et la bouffe.

Je te confirme enfin que tu as un mari bien cool. Patou aurait pété les plombs si sa femme lui parlait comme ça. Mais moi, la psychologie, ça me connait. Je comprends que tu sois sur les rotules et comme je ne suis pas là pour te câliner, tu craques. La maison est vide sans moi, pas vrai ? Ces 3 jours vont vite passer.

Allez, je vais faire ces putains de courses. C’est bien parce que je suis en vacances. Sans rancune.

K.

Mercredi 10 juillet -13H30

Voilà, j’ai fait les courses et je continue à penser que t’es plus douée que moi. La caissière du casino m’a conseillé un site pour les débutants en cuisine. Je vais essayer, au moins pour ne pas mourir de faim.

K.

Mercredi 10 juillet -15H32

J’ai essayé. Tout a cramé. Je n’arrive toujours pas à baisser la puissance de ces plaques à induction. J’ai niqué la dernière poêle et la tapisserie d’un mur de la cuisine qui a reçu des projections de graisse et de sauce. J’ai voulu le nettoyer avec une éponge à gratter et vlan j’ai déchiré la tapisserie. Comment t’aurais fait toi ?

K.

Mercredi 10 juillet -16H12

Tiens tu me demandes des conseils … . Tu ne te sentirais pas un peu perdu ?

Deux choses. Je n’arrive que lundi. J’ai besoin du week-end pour boucler le dossier. En attendant, ma mère arrive dès ce soir pour t’aider. Au moins, elle sauvera le reste de la caution. C’est déjà ça. Quant au reste … . Vous vous entendez bien tous les deux. Va la chercher à la gare à 21H13.

Mercredi 10 juillet – 19H34

Ta mère ? Et son chien j’imagine. Ç’est quoi ce délire ? Tu as calculé quoi là ? Tu t’es jamais trompée de caisse hein ? La gamelle, les livres. Tout était prévu. Je veux des explications. Je file au village t’appeler

K.

Mercredi 10 juillet – 21H45

Ta mère trouve la maison super. Elle s’est déjà mise au ménage. Elle a la forme pour son âge. T’avais raison, c’était une bonne idée. Tu me connais bien quand même, mais tu pourrais répondre quand je t’appelle.

K.

Mercredi 10 juillet – 23H45

Ravie que la maison lui plaise aussi. Tu vois, ce n’est pas moi dont tu as besoin, mais d’une femme de ménage.

Jeudi 11 Juillet – 11H34

Là t’exagères un peu. C’est de toi dont j’ai besoin. Je vais quand même pas coucher avec ta mère. N’empêche, qu’elle, elle sait faire le barbecue et qu’elle aime le foot.

K.

Jeudi 11 juillet – 19H38

Tu as raison sur un point. La maison est vide. Vide parce que mes affaires n’y sont plus. Cette maison est vide depuis longtemps. Ta vie est vide. Tu es vide. Tes yeux sont vides. De plein, il n’y a que ton ventre, ton verre de whisky et encore que quelques secondes tellement tu bois comme un trou. Tu as raison sur un autre point. Ecrire aide à prendre du recul. A prendre du recul les yeux fermés, on tombe dans le vide. Le vide. Comment fait-on pour tomber dans le vide, lorsque l’on y est déjà ? Tu vas le découvrir et je serai plus là pour te rattraper. Je n’avais jamais calculé mon amour pour toi. J’ai calculé comment j’allais te quitter. J’avais envie que tu te rendes compte avant que je m’échappe, que tu te rendes compte à quoi je servais dans ta vie. Ta vie à toi ne sert à rien.

Tu rêves d’une piscine et d’un écran plat. Voilà, tu les as. Je te les offre. Tu n’as jamais rêvé de moi, tu n’as jamais rêvé d’amour. Le vide ne rêve pas. Le vide reste vide. Tu vas me haïr. Tant pis pour toi. Je ne te haïs pas. Je pars pour ne pas me haïr moi-même. Mais ça je ne suis pas sûre que tu puisses le comprendre.

Ma mère peut repartir quand tu veux. Elle n’est au courant de rien. Laisse là tranquille. Laisse moi aussi tranquille. Je ne répondrai pas au téléphone. Tu as toutes les clés pour comprendre.

Encore ravie que la maison te plaise. Je pense que Patou devrait l’apprécier aussi.

Tu veux une liste ? En voilà une en pièce-jointe, celle des reproches que je te fais. C’est bien la première fois qu’écrire une liste me fait autant de bien.

Bon plouf

Jeudi 11 juillet – 23H48

J’essaie même pas de t’appeler. Ben oui, je tombe de haut. Mais j’ai déjà la tête hors de l’eau. Je suis un gagnant. Ne crois pas que tu vas pouvoir t’échapper comme ça. Je te laisse l’été pour prendre du recul comme tu dis. Pas envie de t’écrire. Ça me gonfle d’écrire, comme toi tu me gonfles avec ton plan à la con. Ta mère est déjà dans le train. Par contre pas le chien, il est lui aussi tombé … dans le barbecue. Chaud, l’été va être chaud. La rentrée, encore plus chaude. Je suis un gagnant qui va gagner.

 

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Nouvelle épistolaire : T’es qui ? T’es où ?

Par SOL-ANGE :

Une erreur dans l’adresse e-mail, ça arrive, ça vous est peut-être arrivé ! Et si le courrier livrait vos plus intimes secrets à un inconnu ……

De sol-ange@hotmail.fr

A domi@hotmail.fr

Salut frangin

 Métro de Barcelone. Ligne 5 : Station Entenza

Je viens de quitter la clinique Eugin1 (IAD). C’est fait : Insémination Artificielle avec Donneur. Donneur inconnu.

« La brunette, elle ne pouvait pas avoir de petit, le vétérinaire est venu pour l’insémination “. J’entends la voix du grand-père, tu te souviens ? Inséminer, inséminer … il était fier, « c’est le progrès, il faut bien suivre le progrès », il disait.

Mon ventre est lourd, ils ont mis quoi dans mon ventre ? J’ai l’impression que ça grouille ; une nuée de vermisseaux à tête chercheuse, ils ont mis, des spermatozoïdes par milliers.

« Sainte Marie que mes entrailles soient bénies » et voilà que je prie. Qui est le père ? Où est le père ? Celui-ci, le baggy sur les talons qui vient de s’asseoir près de moi ? Pourquoi s’assied-il là ? Hasard ou coïncidence. Hasard ou pressentiment. Un poivrot s’avance chancelant vers la rame qui arrive, le nez aplati, les yeux exorbités. Mon fils, ma fille et si c’était ton père ? C’est étrange d’être ainsi cernée par une foule de suspects, suspectés de paternité.

Lui, il est magnifique, la peau noire, intelligent oui, il est intelligent. Il rit, il s’amuse. Un bon père, j’en suis sûre. Mais zut, impossible ; ils m’ont dit : « impossible de choisir la couleur des yeux du donneur, impossible de connaître sa taille, son poids, son niveau d’études mais vous pouvez choisir la couleur de la peau ». J’ai dit : « Non, pas de noir ». Dommage.

Et les deux là-bas allongés, une bouteille vide renversée à leurs pieds ; ils ont du passer la nuit dans le métro. Ils se bagarrent. En manque de hash, de.., d’argent ; ont-ils donné leur sperme pour un peu de blanche ? La clinique dit ne pas sélectionner ou elle sélectionne, je ne sais plus. On ne sait pas pour les yeux, on sait pour la peau.

Mon bébé, une fille, un garçon, on ne peut pas choisir le sexe. Mon bébé ! Il va ressembler à cet autre éberlué qui rit aux anges en regardant ses pieds ? Imbécile. Non il sera comme moi, la peau claire, les yeux verts, il aura un tout petit nez comme moi ou le grand nez de Cyrano de ce dégingandé brun et barbu ? Il aura un nez entre les deux, voilà. C’est drôle, mon cher Domi me voilà en train de mesurer la longueur des pifs de passage, tu te moques, tu ris ? S’avance un jeune cadre dynamique, serviette sous le bras qui passe sans me regarder, l’air satisfait du devoir accompli. Eh là toi, dis moi, tu n’es pas allé à la clinique ?

Il rentre dans la rame, direction Horta. Indifférent.

Stop je prends la prochaine rame

Sol-ange , ta petite sœur qui déraille un peu

…/…

De domi@hotmail.fr

A sol-ange@hotmail.fr

Sol-ange

Erreur d’adressage. Je ne suis pas votre frère. Sans doute avez-vous oublié un chiffre ou un tiret. Pas de programmes pour traquer une erreur d’adresse, pertinence et im-pertinence de ces protocoles de courrier. Le facteur ricane, il aurait su, lui.

C’est donc à moi que vous avez confié votre désarroi. Dites moi, Sol-ange, s’il est besoin de connaître le rosier dont est issue la graine qui a donné la branche dont vous aimez la rose ? Vous cherchez le sexe qui a craché le sperme ? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Que vous importe qu’il soit long et fluet, gros ou trapu, coloré ou pâle ?

C’est l’enfant qui va être qui nous importe. Cet enfant sera aussi le mien si vous le permettez. Il a besoin d’un nid que nous construirons à deux. Je veux être ce couple, avec vous.

Comme une bouteille à la mer, votre message m’est parvenu. Est-ce le fruit de votre prière ou le simple hasard ? Osons braver le hasard. Rencontrons nous, dans une gare, oui dans une gare ou une aérogare, donnez m’en le nom et dites moi le jour et l’heure où vous y serez.

Inutile de me préciser la couleur de votre robe, la longueur de vos cheveux et leur teinte. A votre regard, je vous reconnaîtrai.

Je suis femme et noire est ma peau
Je m’appelle Domi

 

1 – Clinique Eugin : Centre de procréation médicalement assistée à Barcelone

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Nouvelle épistolaire : Schplick et Scplock – un sac bien impertinent

Par Jo BORDES :

 

Toulouse le 4 Avril 2010

Objet : réclamation suite à litige

Madame, Monsieur

La Société Tisséo, vous demande de bien vouloir prendre en compte les faits rapportés par son contrôleur, Monsieur Poinsonneur à propos d’une dispute émeutière occasionnée par un sac de sport occupant la seule place disponible dans le bus « the first » du 1er Avril 2010 à 15 h.48

Pour procéder à la prise en charge des dégâts causés, quelles explications et solutions proposez vous ?

Dans l’attente des explications écrites des deux protagonistes, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression nos salutations distinguées

Destinataires : Melle Catinouchka Aigredoux et M. Ritou Grillettes

…/…

Toulouse le 7 Avril 2010

Objet : V/lettre du 4 avril 2010

Monsieur

Conformément à votre demande, voici ma version des faits :

Je souhaitais m’asseoir à la seule place disponible occupée par un sac de sport rouge aux anses gainées de noir de marque « fly eyes » ;

Courtoisement, j’ai proposé au propriétaire du sac de le déplacer et de le poser dans l’allée centrale.

Pour toute réponse, l’occupant chantonnait, son Ipod dans les oreilles.

Devant ma pugnacité, un vague sourire accompagné d’un gargouillis m’a répondu « mon sac est fatigué ». Agacée devant cette nonchalance affirmée, j’ai pris le sac à pleines anses et me suis trouvée face à nez devant son propriétaire récalcitrant.

Dans une fougue évidente et non contrôlée mes lunettes se sont brisées, victimes de nos échanges gestuels. Le contrôleur, efficace, a mis fin à cette altercation.

Je ne vois aucune objection que copie de ce courrier soit transmise à M. X pour information.

Pour procéder à la prise en charge des dégâts causés, quelles explications et solution proposez vous ?

Vous remerciant par avance de ce que vous pourrez faire, je vous prie d’accepter, Monsieur, l’expression mes salutations distinguées

Catinouchka Aigredoux

Destinataire : M. le Responsable des Litiges – Société Tisséo

…/…

Toulouse le 8 Avril 2010

Objet : la dispute dans le buzz le 1er avril 2010

Monsieur,

Que du papier pour pas grand-chose. Pour répondre, je prends du papier pas joli pour garder le papier de bureau de ma sœur.

Tranquillement assis, j’écoute Schplick et Schplock avec mon Ipod. Deux femmes m’ont parlé et sympas sont allées stationner ailleurs. Et puis j’ai pas compris. Un visage rouge devenu noir (because lunettes), pas content, a crié et m’a griffé la figure. J’ai eu l’impression de me raser avec le vieux rasoir de mon père. Mon sac n’a pas compris non plus. Bien sûr c’était désordre car je chantais, mais j’ai éclairci mes oreilles pour juste entendre « si ton sac est fatigué, c’est toi qui te lèves ». Les lunettes sont tombées. Le contrôleur est arrivé. Je ne voulais pas jouer aux gendarmes et aux voleurs. J’ai dit OK. C’est tout.

Je veux faire court, car je travaille beaucoup. Je m’entraîne pour la grande danse des ballons avec la troupe des Indiens dans la Ville. J’ai raconté mon histoire à la troupe qui va rembourser les lunettes. Nous souhaitons faire un cadeau de pardon à la demoiselle Filedoux, je crois ou Aigredoux ? Je vous adresse un colis pour elle avec un sac « fly eyes » rouge et noir tout neuf avec des lunettes 3 D à accrocher en bandoulière. C’est pour la prochaine fois.

Encore mille excuses. On arrête avec l’écriture, car je dois utiliser le papier de bureau de ma sœur qui ne se laissera pas faire.

Ah ! Les nanas

Salutations.

Ritou Grillettes

Destinataire : M. le Responsable des Litiges – Société Tisséo

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Nouvelle épistolaire : Drôle de lune de miel !

Par Claude MOISSET

 

Dans ta lettre, tu parles de funérailles. J’espère que tu as pris une bonne assurance vie. Exit mon gros boulet. Me voilà un jeune veuf bronzé et riche ! Hélas même à l’agonie tu es comme les orties, elles repoussent de plus belle.

Trousse jupon, oui car tu n’es plus la féminité, mais « folcoche ».

Tu es devenue une corneille jalouse. « Baveuse oui », la vraie c’est toi qui bave de rage. Pas besoin de soulever les jupons, nous allons sur les plages Cul-nu. Ici, c’est le super marché de l’alcool et du sexe. Elle ne me traite pas de tyran, elle me chante des mots doux à l’oreille. Croqueuse, oui, mais de bonbons aux chocolats. J’en fais une cure à m’éclater le ventre. Toi, tu me prives même de gâterie. Reste encore un peu dans la poussière de ton appartement. Profites-en pour faire notre courrier urgent.

N’oublie pas d’aller consulter ton médecin pour la révision des 100 000, ton gynéco, ton podologue, ton cardiologue, ton radiologue car peut être qu’une petite opération retardera ton départ en vacances.

Ton jeune mari

 

Tiens voilà le facteur et son beau sourire. Il m’apporte de tes nouvelles. Je m’en passerais, mais cela me fait un prétexte pour le guetter. Je vais garder mon compte épargne pour le prêter au jeune facteur. J’ai fondu car il est revenu après sa tournée avec un bouquet de roses et du champagne. Il est jeune, et il faut bien que j’investisse dans une roue de secours pour préparer l’avenir.

Voici une lettre des impôts qui te réclame une amende de 100 000 €. Demande à ton sponsor « la blonde dénudée » qu’elle te vienne en aide. Mais voila le séducteur de supermarché ruiné. Ta blonde tournera sa veste. Nous t’avons mis sous tutelle avec les enfants, car tes relevés de banque ont subi une véritable hémorragie ! Il n’y a pas que les bleus qui font des extras. Tu m’as conseillé d’aller voir le médecin. Tu ferais mieux de balayer devant ta porte pour aller voir si tu n’as pas chopé la variole.

Ton ex femme.

 

En réponse à ta lettre. Moi les regards énamourés de la veuve joyeuse n’ont pas échauffé ma bile, mais ma libido. Les bains me ravigotent et la fraicheur de l’eau conjuguée au printemps me font monter la sève ! Moi aussi je n’ai pas fini de vider mon sac : tu peux rester collé dans ton maudit appartement. Tes lettres sont aussi comme ton vagin : monotones.

Tes meubles, parlons-en, tous venus en droite ligne de vide-greniers, tu peux les mettre directement à la décharge. Garde le fauteuil de commodités, tu ne tarderas pas en avoir besoin à ton âge. Tu n’es pas comme la baveuse, jeune, bronzé, musclé, avec des seins sculptés. Pas étonnant que les hommes, à un certain âge, attrape le virus du démon de minuit avec des tues-l’amour comme toi.

Tu parles de Cuba et des cubains, c’est le mot Cul qui t’obsède ! Normal à ton âge ça rouille !

Ton fringant mari

 

Vagin monotone, je lis. On verra si tous mes admirateurs de Meetic partageront ton analyse. J’ai donné par mail, de nombreux rendez pour un casting après les vacances.

Les premières réponses d’hommes virils que j’ai pu découvrir ne sont pas bedonnants comme toi ! Ils cherchent le bonheur, mais pas les galipettes comme toi…Ils ne sont pas tous les soirs sur l’ordinateur obsédés à consulter les sites sexy. Ton médecin m’a demandé pour toi un prélèvement d’urine, d’excréments et de sperme pour faire un bilan complet. Je lui ai donné ton slip !

J’ai rencontré quelqu’un à la tour Eiffel ce week end, on regardait l’exploit du Roller man, Taïg Khris J’aurai bien pris un cours particulier de saut avec cet Apollon sur roulettes ! Ça m’aurait changé d’un champion de l’éjaculation précoce….Pas la peine de répondre, je suis partie à Cuba avec une jeune femme qui, elle m’aime. Elle a été Miss France récemment, un canon ! Rien à voir avec ta baveuse…

La femme qui vivait à côté de toi …

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Nouvelle épistolaire : La revanche du Loulou de Pomme et Ranie

Par ODILE :

Je suis un loulou frisé toujours campé sur le canapé. Ma maîtresse m’ennuie. Elle m’attife et me coiffe comme une poupée. Je passe mon temps à la consoler des misères qu’elle s’invente.

J’envie ta liberté et ton look rapiécé. Je me sens étouffer, dis-moi, comment pourrais-je m’émanciper ?

Ton amie qui t‘envie, Loulou.

 

Sacré Loulou, tu es bien fou. Je galère et miaule à la lune tous les soirs au creux des gouttières en zinc. Pour repos je n’ai que la pierre.

Alors, tes frisettes et tes croquettes, je ne les envie pas, mais toi au moins, tu manges à ta faim.

Mais sacrebleu, croquer une souris bien fraîche, ça n’a pas de prix !

Ton pote pour la vie, Ranie.

P.S. : Dis donc, elle me fait de la peine, ta rombière. Qui est le maître de l’autre ? Bouscule-la un peu, morbleu !

C’est vrai, au fond c’est grâce à moi qu’elle croit vivre encore un peu. Certes, elle me soigne avec largesse. Je suis son miroir et son soutien affectif. Et je me sentirais coupable de l’abandonner.

J’aimerais rester avec elle, et aussi être plus libre.

(Ça a quel goût, une souris fraîche ?)

J’ai une idée : allez, viens faire le comédien, tu pourrais te donner des airs racés pour l’épater. Vends tes charmes une semaine et tu verras bien si tu ne prends pas goût à cette vie là ! Il suffit de trouver une astuce pour qu’elle t’ouvre la porte. Joue-la Grand Seigneur, comme le Chat Botté… !!!

Ton Loulou qui tient encore le coup.

 

Ah ! Je t’y prends, chenapan, renégat ! Il n’en est pas question ! Je m’oppose à ce que tu fréquentes ce chat, on ne sait d’où il vient ni où il va !

A-t-il un domicile fixe au moins ? Et qui fréquente-t-il ? Qu’il ne nous ramène pas de maladies !

Moi qui te croyais heureux en ma compagnie… tu dors dans mon lit !

Je suis profondément peinée et te demande de ne plus le fréquenter d’un poil.

Pomme, ta maîtresse qui t’adore.

Ma maîtresse je vous chéris, mais je m’ennuie et j’aurais besoin d’une compagnie féline pour égayer mes journées. Le chat de gaie-pierre n’a pas son pareil pour faire des farces et des cabrioles. Il saura aussi se lover en rond sur vos genoux et se faire tout doux si vous avez besoin de bisous. Moi, j’en ai assez d’être sur mon canapé et je veux m’amuser, sinon je vais exploser.

Votre Loulou chéri qui a bien des envies.

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A tu et à toi, ce soir je bois et ne reviens pas. J’aboie à la lune, y’a d’l’amour dans l’air et je danse avec.

Loulou ni de Pomme, ni de Ranie.

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